Le mardi concentre près de 20 % des campagnes d’emailing envoyées en Europe, alors que le samedi reste largement délaissé par les professionnels du secteur. Pourtant, certains secteurs observent des taux d’ouverture supérieurs en dehors des jours ouvrés, remettant en question les habitudes établies.
Des analyses montrent des variations notables selon les cibles, la nature du message ou encore la période de l’année. Les grands acteurs de l’email marketing privilégient des tests réguliers pour ajuster leurs horaires d’envoi, afin de maximiser l’engagement tout en minimisant les risques de saturation des boîtes de réception.
Pourquoi le choix du jour et de l’heure influence la réussite de vos emails
Décider quand envoyer un email ne tient ni du hasard ni d’une routine à suivre les yeux fermés. Trouver le meilleur moment pour envoyer un mail repose sur la connaissance aiguë des habitudes professionnelles et des usages numériques. Les statistiques sont claires : le mardi ou le jeudi affichent souvent les meilleurs taux d’ouverture. À l’inverse, le vendredi après-midi, l’intérêt s’essouffle.
La logique est implacable. Le lundi matin, les boîtes débordent d’emails accumulés pendant le week-end. Beaucoup sont supprimés sans même être ouverts. Dès le mardi, la pression retombe, l’attention revient, le moment pour envoyer devient plus propice. Les spécialistes de l’email marketing le répètent : évitez les extrêmes. Lundi matin et vendredi soir restent synonymes de performance en berne.
Voici les périodes et créneaux à cibler selon la plupart des analyses :
- Mardi et jeudi : jours phares pour s’adresser au public professionnel
- Heures de bureau : miser sur le créneau 9h-11h ou 14h-16h pour profiter de l’attention et de la réactivité
Choisir le bon créneau ne suffit pas. Une stratégie marketing efficace observe aussi les habitudes du secteur, le profil des destinataires, la saisonnalité. Adapter le moment pour envoyer un emailing à la réalité de chaque audience, c’est s’assurer que le message tombe au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard, et qu’il ne se perd pas dans le flot quotidien.
Quels sont les moments privilégiés pour envoyer un mail selon les études récentes ?
Les statistiques sont éloquentes. Plusieurs études menées à grande échelle convergent : le meilleur moment pour envoyer un mail se situe entre le mardi et le jeudi. Des plateformes spécialisées comme Mailjet ou Sendinblue le confirment : le jour pour envoyer impacte directement la visibilité dans la boîte mail des destinataires.
Le matin, entre 9h et 11h, s’impose comme la période idéale pour accrocher l’attention. Les destinataires commencent leur journée, lisent, trient et répondent à leurs mails. L’après-midi, une fenêtre reste intéressante : de 14h à 16h, l’engagement se maintient avant de baisser à l’approche de la fin de journée.
Les grandes tendances relevées par les études sont les suivantes :
- Mardi : le jour de référence pour les messages professionnels, avec un taux d’ouverture record.
- Jeudi : une bonne option pour relancer ou préparer une action juste avant le week-end.
- Lundi et vendredi : à éviter, car la surcharge ou l’anticipation du week-end réduisent l’attention.
Le fuseau horaire de vos contacts n’est jamais à négliger, surtout en contexte international. Un envoi à 10h à Paris n’aura pas le même effet qu’à Montréal ou Singapour. Les outils d’email marketing proposent désormais des envois automatisés selon la localisation : un atout pour maximiser les taux d’ouverture et toucher chaque contact au moment opportun.
Impact du timing sur le taux d’ouverture et l’engagement des destinataires
On sous-estime trop souvent l’influence de l’horaire sur le taux d’ouverture d’un mail. Un contenu soigné peut passer inaperçu s’il arrive à la mauvaise heure. Les chiffres le prouvent : envoyer un mail le mardi matin, c’est obtenir jusqu’à 20 % de taux d’ouverture en plus comparé à un envoi tardif le vendredi. Le bon moment pour envoyer détermine la visibilité, mais aussi l’engagement qui suit : clics sur les liens, interaction avec les appels à l’action, voire conversion.
L’analyse des indicateurs clés le montre bien : le taux d’ouverture clic chute dès qu’un mail arrive dans une boîte déjà saturée ou en dehors des temps forts d’activité. La mi-matinée reste la période la plus favorable pour capter l’attention, devant l’après-midi où la réactivité s’amenuise. Les campagnes qui visent à maximiser l’impact bannissent les envois en soirée, période où l’attention s’évapore.
Quelques chiffres issus d’études récentes illustrent l’effet du timing :
- Un taux d’ouverture supérieur de 10 % pour les envois réalisés entre 9h et 11h.
- Un taux clic qui double quand le mail intègre un appel à l’action percutant, bien placé dans le contenu.
Les fluctuations d’ouverture taux clics rappellent que le timing influe directement sur la réactivité et l’intérêt des destinataires. Le succès d’une campagne ne dépend pas seulement du message, mais d’une synchronisation fine avec les habitudes de lecture.
Tests A/B et ajustements : comment trouver le créneau idéal pour votre audience
Déterminer le créneau idéal pour l’envoi d’emails s’appuie sur l’expérimentation, pas sur l’instinct. Les experts de l’email marketing exploitent le test A/B pour isoler le meilleur moment : même message, groupes différents, horaires variés. Les écarts de taux d’ouverture ou de taux de clic mettent en lumière les comportements de chaque cible.
Les outils d’emailing les plus récents, à l’image de Mailjet, proposent des fonctionnalités de smart send time. Grâce à l’analyse des données issues des campagnes antérieures, ils suggèrent les créneaux les plus adaptés à chaque profil. La segmentation pousse encore plus loin : ajustez l’horaire selon le secteur, le fuseau horaire, l’historique d’interaction.
Pour affiner vos pratiques, adoptez ces réflexes :
- Variez jours et horaires pour tester l’appétence de votre audience.
- Analysez les résultats sur des groupes suffisamment larges pour être représentatifs.
- Adaptez l’objet ou le contenu du message en fonction du segment ciblé pour renforcer la personnalisation.
La marketing automation accélère ces apprentissages. Chaque campagne enrichit la base de données, affine la connaissance du public et alimente des ajustements toujours plus précis. Rien n’est figé : la capacité à remettre en cause ses habitudes, à tester, à affiner, fait la différence. Le meilleur créneau, c’est celui que vous aurez su révéler, test après test, jusqu’à capter pleinement l’attention de vos destinataires.


